Les Rencontres d'Arles 2017 / Carnet de route

Pour la 48e année consécutive,  « les Rencontres photographiques d’Arles » présentent du 3 juillet au 24 septembre une oeuvre d’art collective regroupant 250 artistes sur 25 lieux.

C’est avec succès que, depuis quelques années déjà, la foire assoie sa notoriété sur la scène internationale devenant ainsi la référence en événement photographique notamment avec la fréquentation historique de 2016 qui a atteint les 100 000 visiteurs. Sam Stourdzé directeur de la foire Hubert Védrine son président présentent leur troisième édition commune avec une programmation à la fois internationale et locale. 

Pour cette édition, la dimension internationale prend les couleurs de la Colombie, grand pays de la photographie et de tauromachie. L’ancrage local est incarné notamment par Mathieu Pernot, qui boucle cet été l’immense travail artistique et humaniste sur les tziganes qu’il avait commencé alors qu’il était encore élève de l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) d’Arles dans les années 1990. 

Michael Wolf - Chicago, transparent city, 2008

Michael Wolf - Chicago, transparent city, 2008

Au parc des Ateliers, les Forges et la Mécanique prêtées par la fondation LUMA offrent depuis leur rénovation des espaces répondant aux exigences des grandes expositions internationales et accueillent pour la première fois des institutions prestigieuses comme le Centre Georges-Pompidou, à l’occasion des célébrations de son 40e anniversaire et de l’Année France-Colombie 2017. 

Une fois de plus, les Rencontres innovent et défrichent. Après l'ouverture de Ground Control et de Mistral, deux nouveaux lieux d'expositions seront ouverts sur le boulevard Émile Combes. Le Grand Arles Express sera présent à Marseille, à Avignon, à Nîmes et à Toulon et à Jimei (Chine) novembre prochain. 

Trois expositions choisies 

Iran 38 - Eglise Sainte Anne

Sina Shiri, Silent side, Neishabour, Iran, septembre 2015

Sina Shiri, Silent side, Neishabour, Iran, septembre 2015

« Ce n'est pas un hasard si notre pays compte autant de photographes. Lorsque les Iraniens souhaitent s'exprimer sur un sujet, ils utilisent les outils que leur a fournis l'Histoire. La version moderne de la poésie est évidemment la photographie. Autrement dit, le photojournalisme, les images documentaires ou artistiques sont de la poésie visuelle. Cette exposition présente des photographes, des artistes et des réalisateurs qui forgent l'image d'un pays empêtré dans la révolution islamique et la guerre, mais qui connaît aussi de brusques et spectaculaires mutations. Malgré ses traditions séculaires, l'Iran est un pays jeune. Plusieurs siècles d'histoire précède la révolution islamique. Mais nous avons remis les compteurs à zéro à partir de 1979, année où elle a débuté. Iran, année 38 célèbre la culture iranienne de la poésie visuelle » Anahita Ghabaian et Newsha Tavakolian

Audrey Tautou, Superfacial - Abbae de Montmajour

Audrey Tauto - Sans titre

Audrey Tauto - Sans titre

À travers une série d’autoportraits réalisés en argentique et montrés pour la première fois au public, Audrey Tautou explore son image tout en se jouant de son statut de célébrité et en devenant son propre modèle. Opératrice de sa propre image, elle imagine et conçoit elle-même de bout en bout des mises en scène travaillées et non dénuées d’humour qui laissent volontairement visibles les traces de leur artificialité. Ces fictions photographiques créent une image qui s’accorde à son regard distancié et inventent une autre perspective sur l’actrice.

LA VUELTA, 28 PHOTOGRAPHES & ARTISTES COLOMBIENS

Oscar Muñoz (1951) - Juego de las probabilidades, 2007

Oscar Muñoz (1951) - Juego de las probabilidades, 2007

La Vuelta présente le travail de vingt-huit artistes de différentes générations. Appartenant aussi bien à des genres traditionnels de la photographie qu’à des pratiques expérimentales fondées sur la recherche, les projets sélectionnés explorent les mutations du paysage culturel, social et politique des identités, des valeurs et des croyances, et interrogent les notions de classe, d’identité, de survie économique, ainsi que l’histoire du conflit armé qui a duré soixante ans et qui a alimenté le trafic de drogue.