Acquérir de nouveaux clients grâce au Bitcoins

©Dadiani Fine Art

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Dadiani Fine Art, une galerie d'art contemporain londonienne créée en 2014, offre désormais aux acheteurs la possibilité d'acheter des œuvres d'art en utilisant l'un des sept types de «cryptocurrency» ou de l'argent numérique.

Eleesa Dadiani, la propriétaire de la galerie, espère que l'introduction de la monnaie du 21ème siècle dans le monde de l'art encouragera d'autres entreprises traditionnelles à s'adapter et à survivre dans un climat économique difficile en accédant à «un nouveau type d'acheteur».

La monnaie cryptée fera le pont entre le marché élitiste et fermé des beaux-arts à le monde ouvert de l’open source où beaucoup d’autres acteurs pourront devenir une partie de ce marché exaltant
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— Ellesa Dadiani

Le type de monnaie numérique le plus connu est Bitcoin, qui a été introduit en 2009. Un utilisateur établira un portefeuille Bitcoin en ligne qui fera office de compte bancaire et pourra les transférer sur son compte «réel». Chaque Bitcoin est une chaîne de code protégée par une clé personnelle. Celle-ci est et échangée avec d'autres utilisateurs ou, dans certains cas, échangée contre des biens et des services. Aujourd’hui le nombre de portefeuilles actifs s’élèvent à 5,8 millions.

Un Bitcoin vaut actuellement environ 2 200€.

Dadiani accepte également Ethereum, Ethereum Classic, Ripple, Litecoin et Dash et prévoit d'accepter d'autres «altcoins» à mesure qu'ils obtiennent une reconnaissance plus large.

L’exposition "The Noise"

©Dadiani Fine Art

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L'exposition à venir de Dadiani « The Noise » sera la première où la monnaie sera acceptée. Celle-ci met en avant six sculptures fabriquées à partir de moteurs V-8, évoquant les souvenirs de l'apogée des courses de moteurs avant d'être remplacés par les moteurs turbo-chargés plus silencieux d'aujourd'hui. Chaque pièce est unique car les pots d’échappements des Ferrari, fabriqués à partir d'alliage Inconel, n'étaient utilisés que dans une course avant d'être remplacés. Parmi les œuvres, on trouve un ensemble doré de la Sauber-Ferrari dirigé par Kamui Kobayashi au Grand Prix de Monaco.

Pour Mike O'Connor de Heritage F1, une entreprise qui achète et vend des voitures de F1, c'est «l'histoire attachée à chaque pot d’échappement» qui donne aux sculptures leur valeur. L’exposition comprend également plus de 40 ans de souvenirs.