Lygia Clarck / Entre le Brésil et la France

Lygia Clarck nait en 1920 à Belo Horizonte dans le Minas Gerais au Brésil. Artiste et intellectuelle influente de son époque, elle participe beaucoup aux échanges culturels internationaux entre Le Brésil et le reste du monde, notamment avec la France. En 1950, elle fait ses études avec Burle Marx et part pour Paris où elle rencontre Fernand Léger, Szennes et Dobrinques. En 1952 a lieu sa première exposition rétrospective à l’institut endoplastique de la ville de Paris. Elle participe très vite à la biennale de Sao Paulo partir de 1953 et obtient le prix du meilleur sculpteur national en 1961. Lygia Clark se concentre jusqu’en 1958 sur la peinture. En 1959, elle participe au mouvement d’art néo-concret ainsi qu’au MAM Rio de Janeiro et MAM Sao-Polo en 1961 et collabore à l’écriture du manifeste du néo-concrétisme. Elle préfère, désormais, la peinture industrielle sur bois à la peinture à l’huile pour ses œuvres concrétistes. Fernand Léger lui donne ce goût pour l’intégration de l’architecture à l’art qu’elle illustre dans « superficies moduladas ».

Les années 60 marquent sa première exposition à la Biennale de Venise mais également le passage à la troisième dimension avec ses séries Contra-relevos (contre-reliefs)

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et des Casulos (cocons), sorte de peintures dépliées.

Son œuvre la plus aboutie, quant à cette nouvelle dimension, reste les Bichos.Ces productions ne sont pas censées être exposées sur des socles ni être fixées aux murs mais utilisées par le spectateur grâce au jeu des charnières fixant les plaques de métal.

Elle multiplie les expositions personnelles au Brésil et en Europe. Dans les années 1970, Lygia Clark devient Professeur à la Sorbonne à Paris jusqu’en 1975. La faculté lui propose d’enseigner la communication gestuelle. Grâce à ses étudiants, elle met en œuvre des exercices collectifs destinés à l’exploration du psychisme humain. Tunel, 1973, performance dans laquelle des participants rampent à l’intérieur d’un tunnel en tissu d’une longueur 50 m, qui épouse le corps comme un collant.

Baba antropofâgica 1973 (Bave anthropophagique) consiste à ce que des participants prennent dans la bouche des bobines de fil de couleur qu’ils dévident lentement pour en recouvrir le corps d’un autre.

Après son retour de France, l’artiste va se tourner vers une approche plus psychologique de l’art afin que l’œuvre participe à la thérapie. Lygia Clark décèdera en 1988 à Copacabana.

Pour aller plus loin

Le site de l’ artiste

Elisabeth un de ses dessins datant de 1951 est présent dans les collections du centre Pompidou Paris

Caranguejo [Bichos Series] de 1963 est exposé au Austin Desmond Fine art de Londre